| BULLETIN TECHNIQUE Rendement des batteries et technologie des Impulsions Notre expérience indique que 84 % des batteries au plomb sont mises au rebut en raison de la sulfatation. Le phénomène se produit lorsque la batterie se décharge: plus la décharge est prononcée, plus la sulfatation est importante. Elle se traduit par la formation d’une pellicule isolante qui recouvre les plaques de la batterie. Les molécules de soufre qui participent à la sulfatation proviennent de l’électrolyte, qui devient alors inefficace. La propreté des plaques et la puissance de l’électrolyte permettent à la batterie de recevoir un fort courant de charge et de livrer un fort courant de décharge. Une batterie sulfatée ne peut accomplir ni l’une ni l’autre de ces tâches. Le recours à un processus de recharge énergétique permet d’enlever une partie du sulfate accumulé, mais il ne l’élimine pas complètement. Après un certain nombre de cycles de décharge, les plaques se recouvrent d’une quantité de sulfate qui rend impossible la recharge efficace de la batterie (batterie de matériel moteur) ou elles s erodent et la batterie doit être mise au rebut (batterie d’automobile). La configuration de la batterie joue un rôle essentiel dans le taux de réussite de sa régénération à l’aide de la technologie des impulsions. C’est pourquoi nous recommandons la technologie des impulsions comme moyen d’entretien préventif. Lorsqu’une batterie d’automobile échoue à un essai de charge en raison de la sulfatation, il arrive souvent que ses plaques soient très érodées et que le matériau des plaques tombe au fond de la batterie. Un tel phénomène se produit parce que les plaques affichent un niveau élevé de porosité (comme un gruyère) afin de maximiser la zone superficielle et de permettre une décharge de courant à intensité maximale pendant une courte période de temps (p. ex., démarrage d’un moteur d’automobile). Il est ainsi possible de fabriquer une batterie compacte qui peut offrir une intensité de courant élevée pendant une courte période de temps. Le sulfate s’infiltre dans les pores des plaques et il prend beaucoup d’expansion à mesure qu’il se cristallise. La croissance des cristaux provoque le détachement de morceaux de plaque, de la même manière que la formation de glace dans une fissure de rocher se traduit par le détachement de petits morceaux de roc. Une autre cause d’érosion est l’état de charge insuffisante de la batterie. Selon la théorie concernant les batteries, la tension des éléments doit être, à l’occasion, de 2,5 volts par élément (c.-à-d. 15 volts dans le cas d’une batterie de 12 volts) afin de permettre la « formation » de la plaque négative. Dans le cas contraire, la plaque négative demeure spongieuse et peut être érodée par le mouvement et les vibrations. Dans les systèmes automo- biles, le régulateur de tension est habituellement réglé à une valeur maximale de 14,2 volts. En vertu de la théorie, une batterie de 12 volts doit recevoir un minimum de 14,1 volts pour conserver sa charge. Un essai récent sur un parc de tracteurs routiers indique que la tension la plus élevée de la batterie était de 13,9 volts (sans charge électrique provenant des accessoires). Si on ajoute la charge électrique de la cabine du tracteur (éclairage, chauffage, etc.), la tension tombe à 13,7 volts. L'ajout des feux de la remorque la fait chuter à 12,3 volts. La durée de vie moyenne des batteries des tracteurs routiers est d’une année. Une durée de vie aussi courte est due au fait que les batteries sont maintenues continuellement dans un état de charge insuffisante. Grâce à la technologie Partenaire de charge Can-PULSE, la tension du système remonte à plus de 13 volts et les impulsions momentanées permettent d’accroître la tension des éléments à plus de 15 volts (pendant l’impulsion). Une telle tension d’impulsion momentanée élimine la sulfatation, permet à la plaque négative de se « former » et maintient la batterie dans un état optimal de fonctionnement. Dans les batteries de matériel moteur, les plaques sont tubulaires et ne sont pas poreuses comme celles des batteries d’automobile. Les batteries de matériel moteur sont conçues pour fournir un courant élevé pendant de longues périodes de temps. Elles peuvent y arriver parce que leurs plaques sont de taille imposante. Étant donné que les plaques ne sont pas poreuses, le sulfate isole simplement la surface extérieure des plaques et la batterie ne peut être chargée efficacement. [effet de sulfatation détermine le cycle de vie nominal d’une batterie de matériel moteur. Le recours au Système d’entretien de batteries de matériel moteur Can-PULSE permet souvent d’éliminer la sulfatation après seulement deux cycles de charge et de décharge, de renforcer l’électrolyte et de remettre la batterie en service. Un autre phénomène important pour les batteries de matériel moteur est celui des « éléments morts ». Pendant un cycle de décharge très importante, la polarité de certaines plaques d’un élément est inversée. Pendant la recharge, ces éléments doivent d’abord recevoir de l’énergie pour revenir à un état « zéro », puis elles commencent à se recharger lorsque la polarité adéquate est rétablie. Étant donné qu’ils n’ont pas besoin de revenir d’abord à un état « zéro », les éléments environnants sont rechargés efficacement. Par contre, les éléments qui comptent des plaques à polarité inversée abaissent la tension de la batterie et cela force le chargeur à accroître l’intensité du courant. il se produit alors une forte « ébullition » des éléments entièrement chargés et la batterie peut subir des dommages mécaniques. Le Système d’entretien de batteries de matériel moteur Can- PULSE élimine le problème pendant la recharge. ll arrive souvent que la sulfatation ne soit pas directement responsable de la défaillance prématurée de la batterie; ce sont les dommages mécaniques qui lui sont associés qui en sont la cause. Dans le cas des batteries d’automobile, l’érosion des plaques, l’expansion des bornes (très courante dans les ambulances) et le gel des éléments sont quelques exemples de dommages mécaniques causés par la sulfatation. Dans le cas des batteries de matériel moteur, des fissures sur la partie supérieure du boîtier, des éléments court-circuités et la corrosion sont les principaux exemples de défaillance mécanique. La densité est la mesure de la force de l’électrolyte. Dans le cas des batteries d’automobile, une densité de 1,275 ou plus est considérée acceptable. Une densité inférieure à 1,250 indique une batterie sulfatée qui tombera probablement en panne par temps froid. Si la technologie à impulsions est utilisée sur une batterie dont la densité est de 1,275 (niveau acceptable) afin d’accroître la valeur à 1,300, le résultat est une augmentation importante de l’énergie au démarrage. Étant donné que la mesure de la densité peut parfois être trompeuse, il faut retenir qu’une batterie d’automobile ne fonctionne de manière satisfaisante que si la densité de l’électrolyte est de 1,275 ou plus. Les batteries doivent finalement réussir un essai de charge résistive avant d’être remises en service. Les batteries dont la densité est élevée, mais qui échouent à l’essai de charge, ont des dommages mécaniques et elles doivent être éliminées d’une manière respectueuse de l’environnement. Quel est le lien entre les phénomènes décrits ci-dessus et la technologie Can-PULSE? il faut d’abord expliquer, en termes simples, le fonctionnement d’une batterie au plomb. Les principaux composants d’une batterie sont les plaques de plomb et l’électrolyte à l’acide sulfurique. [énergie électrique est transférée des plaques à l’électrolyte (et vice versa) au moyen des molécules de soufre que contient l’électrolyte. Des plaques propres et un électrolyte puissant, qui contient une quantité importante de soufre pour le transfert de l’énergie, permettent un bon fonctionnement de la batterie. Cependant, lorsque la batterie se décharge, certaines molécules de soufre adhèrent aux plaques et forment une couche de sulfate. La recharge énergétique de la batterie, qui n’est pas toujours effectuée, permet de mettre la plupart des molécules de soufre sous tension et de faire en sorte qu’elles retournent à l’électrolyte. Par contre, certaines molécules de soufre se combinent et adhèrent si solidement aux plaques que la tension habituelle de charge ne peut les enlever. Les produits Can-PULSE fournissent une énergie d’impulsion élevée aux plaques de la batterie, qui permet de mettre toutes les molécules de soufre sous tension. Le sulfate disparaît et le soufre retourne à l’électrolyte. Ainsi, les plaques redeviennent propres et l’électrolyte retrouve sa puissance. La batterie reprend donc un fonctionnement optimal. On recommande d’utiliser les produits Can-PULSE comme outils d’entretien préventif afin d’éviter les dommages mécaniques à la batterie, tel qu’expliqué ci-dessus.
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